Les associations
La "Miviludes" (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)
Le 9 mai 1996, est créé, par le gouvernement Juppé, l’Observatoire interministériel sur les sectes (Décret no 96-387 du 9 mai 1996 paru au Journal officiel du 11 mai 1996) présidé par le préfet Guerrier de Dumast, auquel succède, sous le gouvernement Jospin, le 7 octobre 1998, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS).
Placée auprès du premier ministre, elle est chargée notamment :
- D’analyser le phénomène des sectes, elle doit être rendue destinataire par les différentes administrations concernées des informations que celles-ci détiennent sur les agissements des sectes ; elle peut également demander aux administrations de réaliser des études ou d’effectuer des recherches dans ce domaine ;
- D’inciter les services publics à prendre, dans le respect des libertés publiques, les mesures appropriées pour prévoir et combattre les actions des sectes qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine ou qui menacent l’ordre public. A ce titre, la mission signale aux administrations les agissements portés à sa connaissance qui lui paraissent appeler une initiative de leur part ; elle dénonce aux procureurs de la République les faits qui sont susceptibles de recevoir une action pénale ;
- De contribuer à l’information et à la formation des agents publics sur les méthodes de lutte contre les sectes ;
- D’informer le public sur les dangers que présente le phénomène sectaire ;
- De participer aux réflexions et travaux concernant les questions relevant de sa compétence qui sont menés dans les enceintes internationales.
En 1999, une deuxième commission d’enquête parlementaire présidée et rapportée par les députés Jacques Guyard et Jean-Pierre Brard publie un rapport "Les sectes et l’argent". Ce rapport démontre que pour les sectes, "l’argent constitue souvent à la fois le moteur du véhicule, la destination du trajet et les méandres du chemin" (page 10). Il contient des développements importants sur les patrimoines des principaux mouvements identifiés comme étant à caractère sectaire.
Le 28 novembre 2002, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) était créée par le gouvernement Raffarin par décret.
Après Jean-Louis Langlais, de 2002 à 2005, puis par le préfet Jean-Michel Roulet jusqu’en 2008, la présidence est assurée par Georges Fenech, premier substitut à l’administration centrale du ministère de la justice, depuis le 1er octobre 2008.
Organisation
Sous l’autorité de son Président, Georges Fenech, elle est constituée d’une équipe permanente interdisciplinaire autour du secrétaire général, magistrat de l’ordre judiciaire.
Elle assisté dans sa mission par :
un comité exécutif qui réunit les représentants des différentes grandes directions des ministères concernés ;
un conseil d’orientation. Structure de dialogue, ouverte à la société civile, le Conseil d’orientation est composé de 30 membres, nommés par arrêté du Premier ministre : parlementaires, représentants de la haute fonction publique, du mouvement associatif, du monde médical ou du secteur économique et social.
En 1974, le Docteur Guy Champollion créé la première ADFI (Association pour la Défense des valeurs Familiales et de l’Individu) à Rennes puis à Lille en 1975 par Lydwine Ovgneur et Eliane Delplanque.
Dès l’année suivante, les ADFI de Paris, Lyon, Lille et Bordeaux sont créées. Elles enregistrent des témoignages concernant d’autres organisations, dont la Scientologie, les Enfants de Dieu, et recentrent leur mission dans le cadre de cette nouvelle donne.
En 1982, l’Union Nationale des ADFI, l’UNADFI est mise en place.
En 1989, l’UNADFI est agréée par l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) en qualité de Groupement à but familial, membre associé de l’UNAF. Elle est reconnue d’utilité publique en 1996 et agréée par les Ministères de l’Education Nationale et de la Jeunesse et des Sports.
EN 1993, les ADFI sont déjà au nombre de 16.
En l’an 2000, les ADFI au nombre de 21, fêtent leurs 25 ans d’existence.
En 2005, afin de mieux expliciter sa mission, l’UNADFI devient « Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l’individu, victimes de sectes ».
L’UNADFI compte à ce jour 29 associations.
"Attention ENFANTS" est une association loi 1901, elle a été fondée le 20 mars 2000.
L’Association Attention ENFANTS - pour la défense des enfants et adolescents a pour buts de :
- prévenir et défendre les familles et l’individu, et en particulier les enfants et les adolescents, contre les pratiques exercées par des groupes, mouvements ou organisations à caractère de sectes destructrices et qui, quelles que soient l’appellation et la forme sous laquelle elles sont mises en oeuvre, portent gravement atteinte aux Droits de l’Homme et aux libertés fondamentales définies par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
- maintenir et défendre les intérêts moraux et matériels des familles, et en particulier des enfants et adolescents.
Depuis le 1er septembre 2009, six enquêteurs de police judiciaire (PJ) travaillent à plein temps sur les dérives sectaires.
Ils appartiennent à l’Office Central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), une structure créée en 2006. Or, depuis 2007, l’Office avait été saisi à plusieurs reprises de plaintes concernant les sectes. D’où la décision de créer un groupe spécialisé de six policiers, « volontaires ».
Jusqu’ici, les enquêtes liées aux sectes « étaient essentiellement gérées par les services locaux de la PJ. L’objectif est de centraliser les affaires et de recouper les informations, y compris à l’échelon international, explique le chef de l’OCRVP.
Des psychologues et des psychiatres expliquant le phénomène d’emprise sur les victimes pourront être appelés en renfort et pour ce qui est du « volet financier », les enquêteurs pourront faire appel à d’autres services de police judiciaire.
Ils appartiennent à l’Office Central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), une structure créée en 2006. Or, depuis 2007, l’Office avait été saisi à plusieurs reprises de plaintes concernant les sectes. D’où la décision de créer un groupe spécialisé de six policiers, « volontaires ».
Jusqu’ici, les enquêtes liées aux sectes « étaient essentiellement gérées par les services locaux de la PJ. L’objectif est de centraliser les affaires et de recouper les informations, y compris à l’échelon international, explique le chef de l’OCRVP.
Des psychologues et des psychiatres expliquant le phénomène d’emprise sur les victimes pourront être appelés en renfort et pour ce qui est du « volet financier », les enquêteurs pourront faire appel à d’autres services de police judiciaire.
Crédit Photo : metrofrance.com


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