S’en sortir
Qu’est ce qui provoque la sortie d’une secte ? C’est la question que tout le monde se pose. D’abord cela dépend du caractère de l’adepte, de sa situation au moment d’entrer dans la secte et de ses motivations pour y adhérer, de ses relations avec le monde extérieur, principalement avec sa famille ses amis et cela dépend aussi de ce qu’il a pu vivre dans la secte et bien sûr des caractéristiques de la secte elle-même.
Les raisons du départ sont très variées. La plus fréquente reste un désaccord ou une incompatibilité d’humeur avec le gourou. Il peut être aussi question d’un sentiment de “ras-le-bol” et une lucidité à partir de laquelle s’écroulent tous les discours de la secte. Cela peut venir aussi d’accusations personnelles, de déceptions et de doutes. Lorsque les sectes se rendent compte du changement d’attitude de l’adepte, il est l’objet d’une sollicitude attentive, par exemple un changement de poste, un voyage, des promesses...
La prise en charge d’un mineur en danger suppose de réaliser trois types d’actions :
Les raisons du départ sont très variées. La plus fréquente reste un désaccord ou une incompatibilité d’humeur avec le gourou. Il peut être aussi question d’un sentiment de “ras-le-bol” et une lucidité à partir de laquelle s’écroulent tous les discours de la secte. Cela peut venir aussi d’accusations personnelles, de déceptions et de doutes. Lorsque les sectes se rendent compte du changement d’attitude de l’adepte, il est l’objet d’une sollicitude attentive, par exemple un changement de poste, un voyage, des promesses...
La prise en charge d’un mineur en danger suppose de réaliser trois types d’actions :
- Informer : cela suppose la transmission d’une information sur la situation préocupante du mineur aux professionels de la protection de l’enfance (personnel médical, personnel éducatif). Cette information provient de toute personne- appartenant à la famille ou non- susceptible de connaître cette situation.
- Evaluer la situation de la dérive sectaire suppose à la fois de repérer les différents indices significatifs et d’échanger sur la nature des faits observés afin d’en déduire quelles mesures il faut prendre.
- Signaler : cela consiste à transmettre à l’autorité administrative ou judiciaire les éléments d’évaluation de la situation nécessitant une mesure de protection du mineur en danger.
Les parents adeptes ne formulent jamais de demande d’aide pour leurs enfants pas plus que pour eux-mêmes. Ces victimes de manipulation mentale, sont oubliées car elles se font oublier. Elles ne demandent pas d’aide et cela pour plusieurs motifs :
- ces victimes ne se rendent pas compte de leur état de victimes, elles n’ont pas conscience d’être manipulées.
- Tout ce qui est hors de la secte, tout ce qui est extérieur, est selon la doctrine lié aux forces maléfiques.
- le doute et la critique sont la manifestation du mal. Douter signifie pour l’adepte qu’il n’est pas suffisament purifié, qu’il a laissé avec le doute entrer des “idées négatives”. L’adepte va se sentir coupable de douter, de remettre en question le gourou et sa doctrine.
L’enfant d’adepte(s) formaté(s) selon les mêmes structures de pensée, répètera le même comportement.
- Lorsque les parents adeptes sont sortis de la secte
Ce n’est pas parce que vous êtes sortis de la secte, que la secte est sortie de vous. Paralysées par un certain nombre de peurs, les victimes ont besoin de beaucoup de temps pour parvenir à demander une aide psychologique ou juridique.
La plupart des ex-adeptes ne demandent rien. La difficultée à demander de l’aide est liée à la culpabilité, au caractère même de l’adepte et à l’emprise sectaire qui demeure des années après la sortie. Ils n’arrivent chez un psy qu’après des années de détresse et de souffrance.
1. ces victimes ont peur de réprésailles sur un plan physique et psychique qui se manifestent sous deux formes :
- harcèlement, menace, intimidation du gourou et des autres adeptes
- ou excès de sollicitude, excès de gentillesse pour récupérée leur adepte.
2. elles ont peur de représailles venant d’un plan divin supérieur et de maîtres invisibles. Elles ont failli à leur mission et à la mission du groupe et devront payer durant des vies futures l’abandon actuel.
3. elles ont peur aussi de ne pas être crues par les professionnels de la santé, de la justice, par les associations, par la police, etc..
4. elles ont peur de ne pas être comprises, que l’aide apportée ne soit pas adaptée.
5. elles ont honte de s’être faites manipuler, de s’être mise volontairement dans ce piège et honte d’y être restées de façon incompréhensible, sans prise de conscience.
6. souvent, les ortants de sectes essayent de trouver de l’aide après d’anciens adeptes déjà sortis. Ils ont la certitude qu’auprès d’eux, ils seront entendus, crus et compris.
- La demande du parent non adepte ou de la famille
La question du besoin des enfants victimes de sectes apparaît la plupart du temps à l’occasion de conflits familiaux.
Désendoctriner un enfant d’une secte semble pratiquement impossible :
- Parce que l’enfant ne peut sortir de l’influence sectaire par ses propres moyens,
- Parce que le parent adepte n’ayant pas conscience de nuire au développement psychologique de son enfant, le maintient dans la contrainte de la secte,
- Parce que le parent non adepte est impuissant, seul face au pouvoir de la secte, il n’est pas compris dans l’importance de la maltraitance qu’il dénonce et n’est pas suffisament appuyé ni soutenu par les intervenants institutionnels.
La protection de l’enfant victime de secte ne peut être mise en oeuvre que par la prise de conscience de la réalité de la maltraitance et par l’appui impératif que la société se doit d’appoter celui des parents non adepte qui tente d’extraire l‘enfant de l’influence de la secte.
Il faut voir la réalité en face : accorder par exemple l’autorité parentale à un parent adepte d’une secte revient toujours à accorder l’autorité à la secte elle-même.
Il y a toujours un déséquilibre de force entre le parent adepte qui bénéficie de la puissance de la secte et le parent non adepte isolé.
Crédit Photo : prevensectes.com
- Des victimes oubliées des professionnels de la justice
Ces victimes sont oubliées, négligées, ignorées et parfois niées :
Ces victimes sont oubliées, négligées, ignorées et parfois niées :
- parce qu’il existe souvent une confusion entre sectes et religions, alors que la plupart des sectes n’ont pas de fondement religieux.
- parce qu’au nom de la liberté de croyances ces professionnels de la justice s’interdisent toute insertion.
- parce que toute procédure concernant les sectes est difficile et qui nécessite beaucoup de temps pour prendre en compte la dimension de l’emprise.
- parce que le traumatisme de l’ex adepte le paralyse dans sa démarche de déposer plainte. De plus l’embrigadement leur a appris à ne pas faire confiance en la justice extérieur qui représente pour eux le mal.
- parce que les victimes sont souvent très confuses et incohérentes car elles obéissent à la logique de la doctrine du gourou.
Crédit Photo : prevensectes.com

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